Le Grenier

5 consoles de poche que vous avez oublié (et c’est normal)

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La pocket Gear

Fabriquée par la société Shanghaïenne Mediatronic et commercialisée en Europe en 2006, la Pocket Gear, baptisée Coleco Sonic aux États-Unis en raison de son distributeur River West Brands, actuel possesseur de la marque ColecoVision, se présente comme une Game Gear de nouvelle génération.

Entièrement transportable, la Pocket Gear offre la possibilité de jouer à certains des plus gros hits de Sega en intégrant une vingtaine de titres Game Gear et Master System : d’Alex Kidd in Miracle World à Sonic the Hedgehog en passant par Columns. Bien moins gourmande que sa vieille soeur en raison de sa taille faisant penser à une Game Boy Micro, la Pocket Gear profite d’un écran LCD rétro-éclairé de 2,4 pouces, lui permettant également d’afficher les titres dans leur résolution native.

Malgré la présence d’un câble composite permettant de brancher la console directement sur un téléviseur, les ventes de la Pocket Gear ne décolleront jamais véritablement, en raison du manque de jeux phares présents sur la machine et surtout de l’impossibilité d’en ajouter davantage. En revanche, son prix revu à la baisse (il est désormais possible de la trouver à moins de 30 €) en font une trouvaille de choix pour tous les collectionneurs et amoureux du constructeur Sega.

PSP GO

En octobre 2009, Sony Computer Entertainment tente de répondre aux critiques émises à l’encontre de l’UMD en commercialisant la PSP Go, un nouveau modèle de la PlayStation Portable équipé d’un espace de stockage de 16 Go, sans le moindre port dédié aux jeux. Le PlayStation Store devient ainsi le seul et unique fournisseur de jeux PlayStation Portable, une dématérialisation qui pousse d’ailleurs plusieurs chaînes de revendeurs à bouder la PSP Go, évoquant un prix de vente trop élevé, 249 euros, et la mort du marché de l’occasion et de la grande distribution (les magasins ne font pas de marges sur les consoles, plus sur les jeux en boîte).

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Bien que plus petite et profitant d’une durée de vie supérieure à sa grande sœur, la PSP Go ne rencontre pas le succès escompté et cela malgré les nombreuses offres promotionnelles lancées par Sony, allant même jusqu’à offrir 10 jeux avec sa portable. Toujours à la traîne sur les différents marchés, loin derrière la PSP-3000 et surtout la Nintendo DS, la PSP Go rend l’âme le 20 avril 2011 suite à l’arrêt définitif de sa production Sony souhaitant désormais se consacrer pleinement au développement de sa prochaine console portable, la Playstation Vita.

La Nomade de Sega

Avec la Nomad, Sega propose à partir de 1995 une version portable de sa célèbre console de salon Megadrive. Cette machine, exclusivement destinée au marché américain où Sega réalise ses meilleures ventes, profite donc de la même ludothèque que sa grande sœur avec des ports cartouches identiques sur les deux supports. En revanche, en tant que console d’import, elle n’est pas compatible avec les cartouches occidentales. Pour contourner ce défaut, il faut réaliser une petite modification à l’intérieur de la machine.

En dépit de ses prouesses technologiques, la Nomad n’a pas rencontré de succès commercial. Mise en faute : son autonomie réduite qui nécessite six piles R6 qu’il faut positionner dans un compartiment à ajouter au dos de l’appareil ! Pas vraiment portable donc, la Nomad est de plus proposée à un prix exorbitant alors que les joueurs lorgnent déjà du côté des nouvelles 32-bit. Les possibilités de connecter la console à un écran de télévision ou de jouer à plusieurs en branchant une manette supplémentaire ne modifient pas la donne. Une nouvelle fois, il s’agit d’un échec pour Sega, peu après celui du 32X et Nintendo sortant grand vainqueur de cette bataille des portables.

Game Boy Advance

Malgré sa position hégémonique sur le marché des consoles portables, Nintendo lance une nouvelle plateforme nomade en mars 2001 au Japon et seulement trois mois plus tard aux Etats-Unis et en Europe, la Game Boy Advance.

Il s’agit de la première portable de la série à proposer un écran large en plus d’un look totalement repensé en forme de panda que l’on doit à un designer français qui n’avait jamais travaillé pour l’industrie du jeu vidéo auparavant. La Game Boy Advance se démarque de ses grandes sœurs par un affichage 16/9 mais aussi par un processeur 32 bits qui en fait la console portable la plus puissante de sa génération.

Elle propose des graphismes nettement supérieurs aux consoles 16 bits mais reste compatible avec l’immense ludothèque des Game Boy précédentes. A l’aide de son câble Link qui permet de relier plusieurs consoles (rien à voir avec le personnage de la série), il est même possible de jouer jusqu’à quatre joueurs en simultané sur une seule et même cartouche. En fait, le seul point négatif se situe au niveau de l’éclairage qui pousse Nintendo à commercialiser, dès 2003, une console au design remanié avec un écran rétro-éclairé et une batterie rechargeable, la Game Boy Advance SP.

Le NGage…

Très largement implantée dans l’univers de la télécommunication, Nokia souhaite s’aventurer dans un domaine jusqu’alors peu exploité, celui-ci des téléphones portables multifonctions. En 2003, la société finlandaise lance donc la N-Gage, une petite portable principalement destinée aux jeux vidéo bien qu’intégrant un lecteur MP3, une radio (et bien entendu un téléphone mobile). Elle est disponible en Europe le 7 octobre 2003 au prix de 349 euros.

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À cette époque, l’objectif du constructeur est simple, profiter de la croissance des téléphones portables pour attirer les possesseurs d’une Game Boy Advance vers une machine proposant de jouer et téléphoner en même temps. Malgré un concept innovant avec des graphismes en 3D proches de ceux de la PlayStation, le soutien de nombreux éditeurs avec des titres comme Splinter Cell, Tomb Raider, FIFA ou Sonic, la N-Gage ne rencontre pas le succès escompté en raison de son prix élevé mais aussi de celui de ses jeux, vendus entre cinquante et soixante euros l’unité. Elle est remplacée par la N-Gage QD en 2004, une plateforme au design plus abouti qui intègre un lecteur de cartes SD et propose aussi des expériences de jeu en ligne. Toutefois, ce sera un nouvel échec pour Nokia et le dernier en ce qui concerne l’industrie du jeu vidéo.